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Anaelle vient d’avoir sa petite fille, née après terme et en parfaite santé ! je lui ai demandé de partager ici le témoignage de son accouchement naturel sans péri, après avoir été touchée par son récit. De manière transparente, elle ne passe pas sous silence la douleur et on peut même dire qu’elle ne fait pas dans la poésie. Vu le contexte, c’est parfaitement approprié !

Note : Toutes les photos de cet article sont des propriétés d’Anaelle. Merci de ne pas les utiliser sans son autorisation.

C’est à mon tour de vous raconter : je m’appelle Anaelle, j’ai 29 ans je viens de devenir maman de la plus merveilleuse des petites filles : Romy. Accoucher de manière la plus naturelle était pour moi une évidence… Me voilà à écrire mon projet, potasser des super bouquins. Faire une prépa en sophro, de l’hypnose. Bref je me conditionne. Plutôt seule, car papa ne comprends pas trop. Bref c’est pas grave, il en comprendra le sens bien assez tôt.

La DPA prévue pour le 3 août, Romy en décide autrement : c’est bien quand même, le ventre de maman ! On se fait toutes les deux confiance. Je m’impatiente quand même car je ne veux pas de déclenchement. Tout va bien, elle est née le 6 août à 2h49 du matin.

L’accouchement

05 août 6h30 : Je me lève pour aller faire pipi (comme d’hab’ 😅). Oh, on dirait que ça coule !! Bon, rien de sûr, de toute façon j’ai contrôle obligatoire à la mater à 6h30 puisque j’ai dépassé mon terme.

10h contrôle à la mater j’ai bien fissuré la poche des eaux. Si dans les 24h je n’ai pas accouché, ils me déclenchent (normal), je demande un décollement des membranes pour essayer d’accélérer les choses. On reste à la maternité. 14h : quelques contractions mais rien de flagrant. On s’active : marche, escalier, ballon. Le prochain monito, c’est ce soir.

22 h monito et oscultation : les contractions s’intensifient. Je demande à ce que mon col soit vérifié mais qu’on ne me donne pas de résultat. Je veux juste savoir si ça avance et je ne veux pas être découragée. La sage-femme me dit que ça avance et qu’ils me préparent la salle nature. En attendant, retour en chambre, ballon et douche… à 23h30, j’ai mal. J’arrive en salle nature, je refuse l’oscultation, je veux mon ballon. Je me mets dans ma bulle. En hypnose, je me répète : « voyage en confiance, respire calmement, tu gères ». Je souffle sur ma bougie.

00h30 (enfin, je pense, car je perds la notion du temps)… Aiiiie ça me fait un mal de chien je demande à être examinée et maintenant je veux savoir. Je suis un bon 5 doigt je n’étais qu’à 2 lors du monito la sage-femme est confiante, m’encourage. Ca avance bien. Elle me propose le bain. OK c’est le moment d’y aller. J’y vais, j’entame les « ahh »… Et les « oh… » ça me fait un mal de chien dans les fesses, dans le rectum. Aiiiie. Je commence à crier. En fait, je devrais dire plutôt « hurler », ça pousse, ça pousse et je ne peux m’en empêcher. Je n’en peux plus, j’ai envie de craquer.

Chéri m’encourage et me guide. Il souffle pour moi. On m’examine : je suis à dilatation complète. Je dois sortir du bain, j’ai plus de force dans les jambes. Je ne sais pas comment me mettre. On me guide les lianes pour que Romy s’engage. Aaiiie. Je pleure, je leur dis que je n’en peux plus… me voilà à quatre pattes, ça pousse… Je suis usée et me mets sur le sofa. Elle est là, je pousse. J’ai l’impression que ça dure une éternité, que je ne vais pas y arriver

Mais faites la sortir !!!

Elles me la montrent, je la sens, on y est presque… Je pousse encore et encore allongée sur le côté, je passe tout compte fait sur le dos, chéri est derrière moi, il m’encourage. La tête passe enfin mais c’est pas fini les épaules… Ah, c’est bloqué, l’auxi est obligée d’intervenir : Romy est en souffrance. Elle m’appuie sur le ventre et Romy sort comme un bouchon de champagne. Elle est là, enfin… Je n’y crois pas, je ne réalise pas. Mon exploit, mon marathon, notre combat à elle et à moi. Je suis fière !!! On peut toutes y arriver. Il faut de la confiance et de la volonté.

Après l’accouchement, un nouveau défi

Aujourdhui j’ai un nouveau combat. Et oui, moi qui suis la première à vanter les mérites de l’allaitement, je galère… Ma montée de lait tarde, Romy prend le sein pour une tétine. Elle perd du poids, est fatiguée, chauffe et a une jaunisse… On doit la compléter et moi je tire mon lait en parallèle pour que ça s’accélère… A nouveau, il faut se faire confiance. On va y arriver, pour elle, pour nous. Je vais tout faire !!!

Courage à vous toutes !!! Les ressources, ont les a toutes en nous. Pour réussir un accouchement naturel, il faut aller au plus profond de soi et se faire confiance.

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N’hésitez pas à suivre Anaelle sur insta : @Anaellelefebvre et sur face : @anaelle.lefebvre1 🙂

Rédigé par

Ele

Diplomée d'un MSc en développement mondial décerné par l'Université de Copenhague, féministe, engagée dans la lutte contre les inégalités, traductrice freelance et rédactrice de contenu Web, copywriter, jeune maman d'un bébé franco-bolivien,