Lina a 33 ans et vient de région parisienne. Après s’être rongé les sangs pendant sa grossesse par crainte de ne pas pouvoir donner à sa fille le meilleur et après avoir douté de son corps, elle réussit un accouchement physiologique… sans péri ! Et c’est bien sûr une super-maman (comme nous toutes !!)

Elle a puisé de la bonne énergie dans un groupe facebook d’accouchement naturel et partage à présent son témoignage pour encourager les futures-mamans, leur permettre d’être mieux informées et d’accepter de se laisser aller. C’est cela, le message qu’elle veut faire passer.

Récit d’un accouchement naturel sans péridurale

« J’avais un projet de naissance « plus ou moins physio », je souhaitais accoucher sans péridurale, mais au fond de moi, je ne croyais pas en ma capacité à le faire, j’étais persuadée qu’à un moment donné j’allais craquer.

Chronologie du début de travail

Jeudi 23 mars à minuit : je commence à ressentir quelques douleurs dans mon sommeil, mais je ne me réveille pas pour autant. 

2h : je me réveille et ça réveille mon mari, J’ai des contractions toutes les 5 minutes, elles sont douloureuses mais c’est très très gérable. Je me dis donc que ce ne sont pas les vraies contraction de travail puisque j’arrivais à parler et à marcher. Tout allait bien. 

6h : je vais dans la baignoire pour un bain qui me soulage énormément, je finis par m’endormir quelques instants

Entre 2h et 6h : j’ai à 3 reprises des pertes rosées, je ne sais pas ce que c’est… peut-être le bouchon muqueux ? Les contractions ne facilitent pas ma recherche sur Google ! 

6h30 : je sors du bain, les contractions se rapprochent et s’intensifient, elles ont lieu toutes les 1 minutes en moyenne. Je trouve ma position, je m’allonge sur le côté avec le coussin d’allaitement tandis que mon mari me masse le bas du dos à chaque contraction. J’arrive même à « dormir » entre les contractions !

8h30 : mon époux insiste pour qu’on aille à la maternité, pour lui j’ai très mal, moi j’étais d’avis pour rester encore car certes j’avais mal mais je n’étais au maximum de la douleur… du moins pas à celle à laquelle je m’attendais.

Dans le parking devant chez moi, je sens un liquide couler, mais je ne suis pas certaine que c’est la poche des eaux, la quantité n’était pas spectaculaire.

9h : J’arrive à la maternité, on me laisse patienter car ayant un petit ventre je ne paraissais pas à terme. 

Prise en charge à la maternité

On me demande de faire pipi dans le gobelet, je m’exécute tant bien que mal. Enfin une sage-femme arrive, m’emmène dans une salle pour m’examiner. Nous nous apercevons que le liquide que j’ai perdu a une couleur verte !  C’est le liquide méconial, ce qui signifie que bébé a fait ses selles dedans… 

La sage-femme s’excite et me dit : « On va de suite en salle de naissance et on vous déclenche. »

Mon sang ne fait qu’un tour… me déclencher ? Pourquoi ? Vous savez même pas à combien je suis dilatée !!!!!

Mon mari, pendant ce temps là, est resté en salle d’attente dans l’ignorance la plus totale de ce qui se passe.

On arrive en salle de naissance, elle m’examine et me dit : « Vous êtes à 5, c’est super, on ne vous déclenche pas, j’appelle l’anesthésiste ». Soulagée et exténuée, je dis oui.

Je réclame mon mari !

On me laisse une petite trentaine de minute allongée sur la table, perfusée, le rythme cardiaque de bébé baisse! 

L’anesthésiste n’est toujours pas là ! Je réclame mon mari ET l’anesthésiste !

Toute seule sur la table, je ressens une grosse poussée que je ne contrôle pas. J’entre en panique, bébé veut descendre ! Je fais quoi ? Je sers les jambes ou je me laisse aller ?

La sage-femme finit par revenir, je lui parle des poussées et elle m’examine : « Madame, vous êtes à dilatation complète !». Je suis donc passée de 5 à 10 de dilatation en 30 minutes ! 

« BORDEL RAMENEZ-MOI MON MARIIIIIII »

Ouf,  il finit par arriver, je suis soulagée.

Je réclame encore la péri, j’étais à bout de souffle! Mon mari trouve les bons mots pour me rappeler que je voulais un accouchement physiologique et que j’avais fait tout le travail toute seule avec un courage exemplaire… il me regonfle à bloc… je dis à la sage-femme que je le ferai sans péri… c’est parti ! 

Je commence à pousser, c’est inefficace car je suis épuisée, je n’arrive même plus à distinguer les contractions, je ne sais pas si elles n’étaient pas fortes ou si je m’étais habituée à la douleur, mais honnêtement à ce stade les poussées me soulageaient !

Au bout de 20 minutes, elle appelle le médecin, je ne riposte pas car je suis épuisée ! J’ai eu droit à la ventouse, youpii !

Bébé finit par sortir, une magnifique petite crevette de 2.650kg.

Ça y est, je l’ai fait, je n’arrivais pas à y croire ! Moi qui ne me faisais pas du tout confiance ! J’étais fière de moi d’avoir pu gérer et d’avoir fait tout le travail chez moi tranquillement dans mon lit

Je m’en sors quand même avec une dizaine de points, des déchirures superficielles mais déchirures quand même ! Ma petite princesse a fait de sacrés dégâts !

Un message d’amour pour les mamans

J’espère que mon récit aura donné un peu de courage à celle qui comme moi doutaient d’elles-mêmes, nous sommes beaucoup plus fortes que ce que l’on pense, vous allez y arriver ❤️ »

N’hésitez pas à partager cet articles pour encourager des mamans ! 

Vous pouvez suivre et contacter Lina sur son instagram lynouka. 🙂

Rédigé par

Ele

Diplomée d'un MSc en développement mondial décerné par l'Université de Copenhague, féministe, engagée dans la lutte contre les inégalités, traductrice freelance et rédactrice de contenu Web, copywriter, jeune maman d'un bébé franco-bolivien,